La Châtaigne en Bretagne

La Châtaigne en Bretagne

Le Castanea sativa (le châtaignier) a été introduit en Bretagne dès l’époque romaine. Les légions romaines l’auraient planté dans le massif armoricain,  la châtaigne étant reconnue pour ses valeurs nutritives
Il prospère dans certaines zones de Bretagne, notamment dans la région du Pays de Redon (en Ille-et-Vilaine / Morbihan /).
Autrefois, cette culture avait une importance non négligeable dans la région : dans les années 1900, l’Ille-et-Vilaine et le Morbihan produisaient jusqu’à « 15 000 tonnes sur plus de 12 000 hectares. Aujourd’hui, la production bretonne est beaucoup plus modeste, et la filière est en phase de relance.
Le châtaignier couvre en Bretagne environ 20 000 hectares en peuplement pur ou mélangé
Une exploitation exemple : la Ferme des Écureuils (à Nivillac, Morbihan) a planté 7 ha de verger de châtaigniers en agroforesterie, en bio.
Une autre structure, l’Association Humus Fructus, œuvre à relancer la culture du châtaignier dans le pays de Questembert (Morbihan.
Le fruit produit dans la région de Redon est renommé : le Marron de Redon est valorisé comme « douceur automnale du Pays de Redon .
Le sol acide, le climat tempéré et les « coulées » (vallons) du Pays de Redon sont cités comme « conditions idéales » à cette culture
La filière châtaigne en France est confrontée à des difficultés : la productiLa vallée de la Vilaineon nationale est d’environ 8 000 à 9 000 tonnes/an selon les données les plus récentes
En Bretagne, la filière, bien que patrimoniale, a fortement décliné et doit « retrouver son terroir ».
Le changement climatique, les maladies (ex. encre) et la main-d’œuvre pour récolte/tri posent problème.
Le châtaignier aime les sols bien drainés, légèrement acides, et bénéficie d’un microclimat favorable (ex. vallons de la Vilaine, Pays de Redon).
Le retour sur investissement est long (plantation, maturation de l’arbre) : un projet d’agroforesterie comme celui de la Ferme des Écureuils a commencé en 2019.La transformation locale (crème de marron, pâtes à tartiner, sirop) permet de mieux valoriser le fruit. Exemple : mêmes exploitants bretons exploitent la châtaigne et la transforment sur place.
Le soutien d’associations locales et la valorisation du terroir (label, marché local, tourisme) peuvent renforcer la filière.

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